Porsche

Actualités

Porsche Carrera Cup France, Lauréat de la bourse « Nouveaux Talents » accordée par Porsche France en 2011, Romain Monti et Lonni Martins vivent leur deuxième saison dans la discipline avec toujours autant de passion. Fascinés, l’un comme l’autre par leur Porsche 911 GT3 Cup, ces deux jeunes pilotes ne boudent pas leur plaisir de se mêler à la bagarre au sein d’un plateau des plus relevés. Tandis qu’ils abordent la dernière ligne droite de la saison 2012, leur motivation est intacte pour bien figurer au classement général et dans le Trophée « Jeunes Talents Matmut »., Preview
Lonni Martins et Romain Monti : de « Nouveau » à « Jeune » Talent !
Lonni Martins, le fougueux…

Le sport automobile est une affaire de famille chez les Martins. Entre son père et son oncle, Lonni n’a pas eu de mal à contracter le virus. Après des débuts en karting, il participe au Trophée GT en Berlinette Hommell RS2 et au Challenge Funyo. En 2009 et 2010, il découvre les Porsche 996 et 997 Cup en Roscar, Club Europa et Série FFSA. En 2011, bénéficiaire de la bourse accordée par Porsche France à deux jeunes pilotes, il intégré la Porsche Matmut Carrera Cup au sein du team Nourry Compétition. Cet apprentissage de la discipline au meilleur niveau débouche sur un résultat encourageant puisque Lonni termine au cinquième rang du championnat, deuxième Junior derrière le champion Kevin Estre. Fidèle au Team Nourry Compétition, Lonni se montre parfois un peu trop incisif et n’arrive pas à concrétiser sous le damier. Une fougue qui caractérise un pilote à la pointe de vitesse certaine.

Le passage de « Nouveau » à « Jeune » Talent a t-il été concluant ?

Débuter sur la Porsche Matmut Carrera Cup, c’est un peu comme arriver dans la cour des grands. Quand j’ai découvert l’année dernière la discipline, je venais d’un univers 100% amateur et plonger dans le grand bain n’a pas toujours été évident. Cela été une formidable école qui m’a permis d’aborder la saison 2012 avec plus de sérénité et de professionnalisme. Même si je manque parfois de réussite pour conclure mes courses au mieux, l’expérience 2011 demeure exceptionnelle.

A Magny-Cours, tu disposais avec Kevin Estre d’un équipier de choix au sein du Team Nourry Compétition. Sa présence a t-elle été un plus ?

Incontestablement, la présence de Kevin a été très profitable. C’est un grand professionnel et quelqu’un de très gentil avec qui il est facile de communiquer. Je crois que je n’avais jamais autant travaillé sur un week-end de course comme nous l’avons fait à Magny-Cours ! J’ai beaucoup apprécié sa présence et ses conseils qui m’ont permis de progresser et d’être à l’écoute de ma voiture. Sa présence a aussi permis de replacer les événements dans leur contexte. Cette année, le plateau est composé de bon nombre de nouveaux pilotes plutôt talentueux mais qui ne nous (Romain et moi) ont pas distancé comme avait pu le faire Kevin en 2011. Cela nous a offert un point de comparaison concret tout en apprenant à développer la voiture. Le retour de Kevin à Magny-Cours a été bénéfique au sens où nous avons pu constater que nous avions progressé en réduisant l’écart qui nous séparait de lui une année plus tôt.

Quel est ton bilan après avoir passé le cap de la mi-saison ?

Bien qu’elle ait plutôt bien démarré, cette saison 2012 n’est pas très simple et, côté résultats, je n’ai plus vraiment grand-chose à attendre. A Lédenon, la voiture était super et les sensations étaient bonnes, le podium n’était pas loin. A Pau, je découvrais totalement le circuit et je me suis efforcé de maintenir une place « convenable » sans trop m’approcher des rails… Mais au Val de Vienne, je ne suis pas parvenu à régler correctement la voiture et avec trois courses au programme, l’addition est lourde côté points. A Magny-Cours, j’ai repris mes marques et je me suis à nouveau mêlé à la bagarre. Sur les deux meetings qui restent, mon objectif sera d’engranger des points pour essayer de remonter d’une ou deux places au championnat. Je suis lucide et atteindre le trio de tête semble bien compliqué. Par contre, un podium avant le baissé de rideau ne me déplairait pas !

Romain Monti, le sage…

Lui aussi bénéficiaire de l’une des deux bourses offertes par Porsche France en 2011, Romain Monti aborde en 2012 sa troisième saison en sport automobile. Après quelques années en karting, Romain découvre la Peugeot THP Spider Cup en 2010, au terme de laquelle il termine 7ème d’un championnat remporté par un certain Gaël Castelli. Pour sa première saison en Porsche Matmut Carrera Cup, en 2011, Romain rejoint l’équipe Pro GT by Almeras, où il évolue toujours. Equipier du leader actuel Côme Ledogar, Romain Monti progresse à chaque course et s’offre une deuxième partie de saison beaucoup plus régulière en termes de résultats. Sixième du classement général provisoire et dans le top 5 du Trophée « Jeunes Talents Matmut », Romain a acquis une certaine maturité.

L’expérience d’une première saison dans la discipline a t-elle facilité les choses sur un plateau plutôt relevé ?

L’expérience acquise en 2011 m’a effectivement bien aidé pour entrer tout de suite dans le vif du sujet et particulièrement pour adapter mon comportement dans le peloton. Sur ma première saison, c’est ce qui m’avait fait principalement défaut. Mais cette année, le nombre de concurrents directs, issus notamment de la monoplace comme Côme Ledogar ou Jean Karl Vernay, a considérablement relevé le niveau et favorisé la bagarre. La saison 2011 me permet de vraiment me battre en 2012 même si, malheureusement, j’ai été victime à plusieurs reprises de faits de courses qui m’ont privé, tout au moins, d’un podium.
Les chronos en course sont du niveau de Vincent Beltoise ou Gaël Castelli mais pour moi, cela ne paye pas ! Mon plus gros problème, ce sont les qualifications. Je ne suis pas en bonne position sur la grille et ensuite il faut que je me batte comme un diable pour remonter en course. Arriver dans le Top 3 est un objectif réaliste car la domination des pilotes de tête n’est pas fulgurante.

Evoluer dans la même équipe que le leader du championnat est-il un avantage ?

La philosophie au sein du Team Pro GT by Almeras est le partage et nous partageons tous notre expérience, y compris Côme, ce qui me permet de progresser. Nous commentons nos performances tout en nous aidant mutuellement et il règne un bon esprit entre les pilotes. Je ne sais pas si c’est vraiment un avantage, en tous cas, ce n’est pas un inconvénient !

Quelles sont tes ambitions pour la fin de saison ?

L’objectif est de marquer le plus de points possibles. Entrer dans le Top 3 du championnat me paraît difficile mais j’aimerais vraiment monter sur le podium avant la fin de saison. Ce n’est pas passé loin mais je dois concrétiser. En marge de la Porsche Matmut Carrera Cup, à Navarra, je vais vivre une première expérience, celle du Championnat de France GT où je remplacerai, aux côtés de Laurent Cazenave, Jean Claude Police, accidenté à Magny-Cours. Je devrais participer à Navarra et au Mans sur la Porsche 911 GT3 R du Team Pro GT by Almeras.



Tous les rapports de course de la saison précédente peuvent être trouvés dans nos archives.